La négritude : des racines historiques aux manifestations textuelles

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Notre analyse vise à explorer les racines, les manifestations profondes et les principes fondamentaux du mouvement articulés par ses figures emblématiques, tant connues (Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, et Léon-Gontran Damas) que parfois marginalisées ou oubliées (les soeurs Paulette et Jeanne Nardal, ainsi que Suzanne Césaire). En essayant d'identifier les antécédents de la négritude, nous dirons que les forces inspiratrices du mouvement trouvent leurs origines lointaines dans des mouvements historiques et intellectuels majeurs tels que la Révolution Haïtienne (1791-1804), la Harlem Renaissance afro-américaine (1920-1929), et le Surréalisme (1924-1966). Notre discussion sera également éclairée par la critique postcoloniale associée à l'écocritique, une théorie critique qui fusionne les domaines des études postcoloniales et de l'écocritique. Cette approche met l'accent sur l'intersection entre la dégradation environnementale et le colonialisme, notamment sur la manière dont l'héritage colonial a façonné à la fois l'exploitation des ressources naturelles et l'oppression des cultures autochtones. Après une analyse approfondie des fondements de la Négritude, nous porterons notre attention sur deux oeuvres majeures : Une tempúte (1969) d'Aimé Césaire et Les arbres musiciens (1957) de Jacques Stephen Alexis. Ces oeuvres illustrent les multiples dimensions des thématiques fondamentales de la Négritude, tout en révélant son caractère hybride, à la croisée des luttes politiques, identitaires et culturelles.

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