La folie, le mal de l'Afrique postcoloniale dans le Baobab fou et la folie et la mort de Ken Bugul

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La folie, le mal de l'Afrique postcoloniale dans le Baobab fou et la folie et la mort de Ken Bugul

Please use this identifier to cite or link to this item: http://hdl.handle.net/10355/4794

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Title: La folie, le mal de l'Afrique postcoloniale dans le Baobab fou et la folie et la mort de Ken Bugul
Author: Man, Michel, 1961-
Date: 2007
Publisher: University of Missouri--Columbia
Abstract: Cette thèse vise trois objectifs. Le premier consiste à démontrer que les conflits, les guerres et les crises comportementales en Afrique aujourd'hui sont liés à la crise identitaire, conséquence directe des six siècles de domination occidentale. Le second montre que les effets de cette crise identitaire sont assimilables à la folie. Le troisième consiste à établir le fait que cette folie est non seulement un mal qui gangrène l'Afrique mais elle est une démarche postcoloniale. C'est-à- dire une démarche de révolte et de lutte contre toute hégémonie. Défini autrement, le but poursuivi par ce travail est d'analyser la relation entre la folie, la colonisation, la domination occidentale et la crise identitaire des peuples de l'Afrique postcoloniale. J'ai choisi à cet effet Le Baobab fou et La Folie et la Mort de l'écrivaine sénégalaise Mariètou Mbaye Biléoma Ken Bugul. Dans ces deux oeuvres reviennent de façon récurrente les thèmes de l'aliénation, du rejet de soi, de la fragmentation intérieure, de la négation de l'intellectuel par son peuple et par l'ancien colonisateur. J'ai considéré ces thèmes comme des métaphores de la fragmentation psychologique de l'Africain et de la division de l'Afrique causées par six siècles de domination occidentale. J'ai démontré que du fait de son passé l'Africain a désormais plusieurs identités : celle que Christian Delacampagne dans L'Antipsychiatrie ou les Voies du Sacré a appelé le moi profond et celle acquise au contact de l'occident que l'on peut appeler le moi social. L'aliénation survient lorsque le moi social domine le moi profond. Le conflit éclate quand le moi social et le moi profond n'arrivent pas à se réconcilier au sein d'une personne. Les guerres et les conflits en Afrique sont le résultat de la confrontation de ces identités (le moi social et le moi profond) et de l'impossibilité à les réconcilier. Les guerres commencent de ce fait à l'intérieur de l'individu. Ce dernier les propage aux autres qui eux-mêmes souffrent de crise identitaire. J'ai suggéré trois voies pour la restauration de l'Afrique. La premiére consiste pour l'Africain à reconnaitre son moi profond, sa véritable identité en retournant vers sa véritable culture et en embrassant celle-ci. La deuxième consiste à reconnaitre que l'identité imposée par l'occident à travers l'école n'est pas la sienne mais à l'accepter comme faisant désormais partie intégrante de son nouvel être. La troisième passe par la réconciliation de ces identités. Cette thèse est un pas qui peut permettre aux chercheurs et aux psychologues d'aborder le problème de l'Afrique sous un angle psychologique. Et cela en vue d'èlucider en partie le mystère de la misère et des conflits en Afrique.
URI: http://hdl.handle.net/10355/4794
Other Identifiers: ManM-041107-D7606

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